Magazine 2/2025 : Avenir

Dans l’Antiquité, on esquissait la ville idéale et la société idéale du futur. L’avenir était un ordre stable que l’on imaginait pouvoir établir avec raison. Au Moyen Âge, les conceptions cycliques du temps dominaient : l’avenir était une répétition de la même chose, interrompue par des évènements que l’on attribuait à la providence ou au destin. Ce n’est qu’à l’époque moderne que l’avenir est devenu un espace prometteur offrant des possibilités potentiellement infinies.

Cette dynamique a donné naissance à des cultures pluralistes du compromis, mais aussi à des dictatures. Une concurrence entre les systèmes s’est développée, à petite et à grande échelle. Cette rivalité s’accentue à nouveau aujourd’hui. En même temps, nous avons du mal à imaginer des projets d’avenir audacieux. L’avenir, ce sont aujourd’hui des avenirs au pluriel. Les avenirs sont dénombrables et donc finis. Ils ne sont plus un espace commun, mais la somme des attentes de groupes particuliers.

Quelles méthodes sont utilisées pour établir des prévisions dans ce présent fragmenté ? Quel est le rapport entre les utopies et la science-fiction et l’avenir ? L’avenir est-il un moment ou un lieu ? Telles sont les questions abordées dans ce numéro.

Proposition de citation

Schweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften. (2020). SAGW-Bulletin 1/20: «Ungleichheit – Inégalité». In Bulletin der Schweizerischen Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften (Bd. 26, Nummer 1, S. 68). Zenodo. https://doi.org/10.5281/zenodo.3718586.

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