Vincent Barras, Lausanne
Abstract
S’il est vrai que l’esthétique moderne donne toute sa place à l’équivocité en art, la question du signe équivoque remue également les sciences médicales et psychologiques de cette même modernité, d’une part dans la mesure où l’exercice raisonné d’une clinique doit par principe tenter de réduire la part d’équivocité sémiotique de la pratique, mais aussi dans la mesure où, d’autre part, les théories psycho-physiologiques de la perception se doivent de tenir compte de cette donnée. Cette contribution se propose d’examiner comment diverses théories psycho-physiologiques de la perception qui s’élaborent au tournant du siècle sous-tendent ou accompagnent cet intérêt pour la figure philosophique et culturelle de l’équivocité.
Bio-Bibliographie
Médecin de formation et spécialiste de la médecine et des sciences (Université de Paris I-Panthéon/Sorbonne, Wellcome Institute for the History of Medicine de Londres), professeur ordinaire à l’Université de Lausanne (histoire de la médecine), enseignant à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (théorie du son, théorie du corps), membre fondateur des Editions Contrechamps (esthétique et musique contemporaine) et du programme de poésie contemporaine et de performances au Festival de la Bâtie de Genève et avec l’association Roaratorio. Domaines de recherche: histoire de la médecine, musique ets poésie contemporaine, traduction, performance artistique. Publications récentes: avec J.-Cl. Dupont (dir.), Neurosciences et médecine, numéro thématique, Revue d’histoire des sciences 63, 2010, « Le Cas de Charles Bonnet et le récit des hallucinations autour de 1900 », in: Psychologies fin de siècle, éd. J.-L. Cabanès/J. Carroy/N. Edelman, Paris 2007, avec M. Dinges (éd.), Krankheit in Briefen im deutschen und französischen Sprachraum, Stuttgart 2007.


