Tous les acteurs du paysage suisse des hautes écoles s’engagent en faveur de la reconduction de l’accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne et de son extension à la Bulgarie et à la Roumanie. Les hautes écoles suisses ont tiré un grand bénéfice de cette approche bilatérale grâce à la libre circulation des chercheurs, aussi bien en matière de recherche que d’échanges académiques. Le 8 février 2009, il s’agira en votation populaire de confirmer la voie de la réussite.
Dans le cadre des accords bilatéraux avec l’Union européenne, la Suisse a pu accéder au 6ème programme-cadre de recherche concrétisé par de fructueux échanges scientifiques et académiques. Pas moins de 1900 projets portés par des institutions suisses ont été financés à hauteur de quelques 800 millions de francs, soit 114% de la contribution de la Confédération au programme. L’impact sur le transfert de technologies et l’emploi est considérable. Ce succès se prolonge dans le 7ème programme-cadre de recherche. Les chercheurs actifs en Suisse obtiennent d’excellents résultats. Ainsi, un dixième des 275 candidats qui ont reçu récemment des subventions dans le domaine de la recherche fondamentale travaillent dans une institution helvétique. La Suisse s’octroie le troisième rang européen. Elle n’aurait d’ailleurs pas pu obtenir cette réussite sans les chercheurs étrangers, qui renforcent notre place scientifique.
Ne pas mettre en danger la mobilité des chercheurs et des étudiants
L’accord sur la recherche est partie intégrante des accords bilatéraux au même titre que l’accord sur la libre circulation des personnes. Refuser la reconduction de cet accord et son extension à la Bulgarie et à la Roumanie revient à remettre en question l’accès des chercheurs et des étudiants suisses à l’espace de la recherche et de la formation européen et à rendre plus difficile le recrutement de scientifiques étrangers que l’on aimerait amener en Suisse. C’est pourquoi les responsables du paysage suisse des hautes écoles (voir la liste des signataires page 2 et 3) s’engagent pour un oui le 8 février prochain à la reconduction de l’accord avec l’Union européenne sur la libre circulation des personnes. Pour la Suisse de la formation, de la recherche et de l’innovation, c’est une certitude d’ouverture et de compétitivité, deux conditions pour le maintien de l’emploi. En effet, l’accès privilégié des PME helvétiques aux groupes de recherche européens et à leurs développements profite à l’économie suisse.

